Dette : combien la France coûte-t-elle à la Grèce ?

Article originellement publié dans Marianne le 10/02/2015

L’Union européenne, chacun le sait, c’est le déploiement magnifique des « principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ». C’est un effort tout entier tendu vers une consolidation de « la solidarité entre les peuples dans le respect de leur histoire, de leur culture et de leurs traditions », visant à éloigner de nos doux rivages et pour toujours le spectre de « la division du continent européen ».

C’est en tout cas ce qui est écrit dans le préambule du Traité sur l’Union européenne (TUE). Car c’est bien de là que sont tirées ces bribes verbeuses, et non, comme on pourrait le croire en première approche, du Tao Tö King ou des statuts de l’église de scientologie.

C’est donc au nom de ces valeurs magnifiques que tout le monde s’ingénie désormais à chercher des coupables. Des fautifs que l’on pourrait accabler tant et plus, en leur attribuant les dysfonctionnements d’une construction dont les inlassables promoteurs se refusent toujours à voir les malfoutoses originelles, tant sur plan institutionnel que du point de vue de la rationalité économique.

Oui : des coupables. C’est ce qu’il faut désormais pour continuer à faire tenir ensemble cet édifice fait de « liberté », de « respect », de « démocratie », de solidarité et d’amitié entre les peuples. Et les Grecs semblent les mieux placés pour endosser le rôle. Pensez-donc : ils refusent de voter comme on leur ordonne de le faire.

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