« Sortons de la BCE, sans sortir de l’euro ! »

Article publié originellement dans Marianne le 3/04/2015 – Entretien avec Guillaume Sarlat

Coralie Delaume : On entend que la Grèce est désormais gouvernée par la « gauche radicale ». Pourtant, les propositions du pays n’ont rien de subversif. Par exemplequant à la dette il ne propose pas d’annulation pure et simple, de défaut partiel. En revanche, le ministre des Finances Yanis Varoufakis évoque l’idée assez neuve de convertir une partie de cette dette en « dette perpétuelle ». Une idée que vous-même défendez dans votre livre. En quoi cela consiste-t-il ?
Guillaume Sarlat : Une précision d’abord. Lorsque je défends dans mon livre la mise en place d’une dette publique perpétuelle, c’est dans le cas de la France. L’explosion en France de la dette publique ces trente dernières années est hélas venue principalement des dépenses courantes (administrations, services publics, dépenses sociales). Pour limiter les dégâts sociaux du libéralisme économique, l’État s’est en effet positionné en SAMU social, prenant en charge les laissés-pour-compte, toujours plus nombreux, du libéralisme. Dans ce contexte, une dette publique perpétuelle, dédiée aux investissements de long terme, permettrait de redonner des marges de manœuvre pour les dépenses d’avenir.

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